Vos questions


  • La contamination par l’HPV est-elle fréquente ?

    La contamination par l’HPV est très courante : plus de 80 % de la population est concernée. Les hommes comme les femmes peuvent être infectés par le virus HPV.

  • La gravité de la maladie est-elle plus importante chez l’homme ou chez la femme ?

    Ce n’est pas plus grave chez la femme que chez l’homme, en revanche les cancers dus à l’HPV se développeront sur des sites anatomiques différents en fonction du sexe de l’individu.

  • À quel moment de la vie le risque de contamination par l’HPV est-il le plus important ?

    Les jeunes sont plus susceptibles d’être contaminés puisque cela arrive lors des premiers rapports sexuels.

  • Est-ce qu’un individu peut être porteur du virus mais ne pas le transmettre ?

    À l’heure actuelle nos connaissances ne permettent pas de répondre de façon formelle.

  • Quel est le mode de transmission de l’HPV ?

    Pour les HPV de haut risque, la voie de transmission est sexuelle (caresses, contacts, pénétration…).

  • Mon conjoint a un cancer ORL dû à ce virus, suis-je exposée ?

    Le port du préservatif n’évite que partiellement la transmission du virus car les caresses sexuelles suffisent à la contamination.
    Cependant, il a clairement été montré que le virus n’était peu ou plus réplicatif au stade de cancer. Le virus HPV est, à ce stade, intégré dans la majorité des cas et donc incapable de produire de nouvelles particules virales contaminantes. Le risque de transmission, dans ce contexte paraît donc minime.

    Les femmes ayant eu recours aux vaccins prophylactiques contre les risques de développer un cancer du col de l’utérus seraient également protégées contre les cancers ORL. Des études de validation de cette hypothèse sont en cours.


  • Je suis contaminée par l’HPV, dois-je en informer mon (ma) conjoint(e) ?

    Cette question reste à l’appréciation de chaque patient, il est néanmoins indispensable d’en parler avec son médecin pour évaluer les risques de transmission et d’évolution.

  • Doit-on faire vacciner les adolescents (garçons) pour éviter la transmission ?

    La vaccination des garçons se fait dans divers pays depuis plusieurs années comme en Australie, au Canada, aux USA ou en Autriche. Elle a été décidée dans le but de protéger les garçons du risque de cancers génitaux, anaux ou des voies aérodigestives supérieures mais aussi pour protéger la population générale de façon plus large. En France, la vaccination des garçons est réservée aux hommes ayant des rapports avec des hommes et peut être effectuée jusqu’à 26 ans.


  • Quelles sont les conséquences de ce virus ? Vais-je avoir des symptômes ?

    On ne sait pas si on est contaminé par ce virus, en revanche compte tenu de la prévalence du portage, on considère que l’on est contaminé dès que l’on a eu des rapports sexuels. La contamination par l’HPV ne donne pas de fièvre, de douleur, de perte ou de saignements.

  • Est-ce qu’une femme enceinte infectée par l’HPV peut transmettre le virus à son bébé ?

    La transmission mère-enfant est essentiellement périnatale. Elle n’est possible que si l’infection à HPV est active chez la mère.
    À l’heure actuelle, nous savons que :

    • la transmission du virus HPV au cours de la grossesse n’est pas clairement établie,
    • pendant l’accouchement, surtout par voie naturelle, le taux moyen de transmission est de 7 % tous génotypes confondus.
    • après l’accouchement, la transmission au nourrisson est possible par contact.

    Chez l’enfant contaminé en périnatal, l’HPV peut être responsable de papillomatose des voies aérodigestives supérieures (affection dans laquelle des petites masses de tissu mou se développent dans les passages aériens), le plus souvent laryngée, dans les premiers mois de vie. Les génotypes impliqués sont les HPV6 et HPV11. Ce sont des HPV de bas risque. Il s’agit de lésions rares et le plus souvent traitées chirurgicalement.
    À l’heure actuelle, la césarienne n’est indiquée qu’en cas de condylomatose (verrue génitale) massive.


  • Dois-je faire des dépistages et puis-je développer un cancer même si je suis vacciné(e)?

    Oui, car la vaccination ne cible que deux sous-types de papillomavirus les plus fréquemment retrouvés dans un cancer (HPV 16 et HPV 18). La vaccination n’empêche pas la contamination par un autre HPV de haut risque. Un suivi est donc nécessaire même après la vaccination. Le vaccin nonavalent permettra de se protéger contre 7 sous types de virus HPV qui donne des cancers et de deux sous types qui donnent des verrues génitales ou des papillomes.