La Prévention

Le dépistage

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Le dépistage se fait par la réalisation d’un frottis qui permet d’analyser les cellules et voir s’il y a des lésions cancéreuses et/ou précancéreuses. Le frottis peut se faire sur le col de l’utérus et sur la muqueuse anale. Il n’est pas douloureux. Dans la gorge, son efficacité reste à démontrer.

En France, le dépistage systématique des cancers du col de l’utérus organisé n’existe pas encore mais il est en cours de discussion à l’INCa (Institut National du Cancer) dans le cadre du plan cancer 2014-2019.

On peut rechercher le virus sur ces frottis en recherchant l’ADN du virus. Cette technique est le plus souvent un complément au frottis.

Le préservatif

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Il apporte malheureusement une protection incomplète contre l’HPV, notamment à cause des zones non recouvertes. Cependant, il reste l’élément essentiel pour la prévention des autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles) comme la syphilis, le VIH…

La vaccination

V

La vaccination est efficace uniquement en préventif, avant tout rapport sexuel ou dans la première année suivant les premiers rapports sexuels. En France deux vaccins sont actuellement disponibles :

Le Gardasil®: HPV 6, 11, 16 et 18.

Le Gardasil nonavalent a été autorisé par la commission européenne en juin 2015. Sa mise sur le marché est en cours et il est recommandé par le ministère des Affaires Sociales et de la Santé dans la mise à jour du calendrier vaccinal.

Le Cervarix®: HPV 16 et 18.

La vaccination est actuellement réservée aux jeunes filles entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage entre 15 et 19 ans.

L’utilisation du vaccin chez l’homme jeune est en cours d’évaluation. Bien que récemment mis en cause dans l’apparition de maladies auto-immunes, les études françaises réalisées, à ce jour, ne montrent pas de sur-risque dans les populations vaccinées, confirmant les études réalisées dans d’autres pays (USA, Angleterre, Australie où la couverture vaccinale est proche de 80 % pour les jeunes filles).

Il est important de rappeler que la vaccination ne dispense pas d’un dépistage régulier.

Depuis avril 2017 le ministère des Affaires Sociales et de la Santé a mis à jour le calendrier vaccinal et propose la vaccination aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, jusqu’à l’âge de 26 ans.

Les autres techniques de prévention

A

L’éducation et l’information

Comme dans la prise en charge de toutes les autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles), l’éducation et l’information sont des socles essentiels de la compréhension des enjeux.

La prise de conscience du rôle oncogène (qui provoque l’apparition de cancers), et donc de la mise en place de programme de surveillance est indispensable, et doit être compris par la population.

La circoncision

Dans de plus en plus d’études, il a été montré qu’il existe un rôle protecteur de la circoncision dans la transmission des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) comme le virus HIV ou l’HPV. Une étude a été effectuée sur un groupe de 1200 hommes HIV négatifs proposant une circoncision immédiatement ou différée de 2 ans. Les prélèvements vaginaux des compagnes de ces hommes ont été soumis à une recherche d’HPV.

Ainsi à 2 ans, parmi les 544 femmes des sujets circoncis : 27,8 % ont présenté une infection par un HPV à haut risque, alors que ce chiffre s’élève à 38,7 % chez les 488 femmes des sujets non circoncis.

D’autres études vont dans le même sens, ainsi, la circoncision semble avoir un effet protecteur, bien que partiel, contre les HPV comme pour le HIV. Cependant, ce rôle protecteur n’est pas si évident dans d’autres travaux et n’est en tout cas pas suffisant pour éviter les mesures de préventions habituelles.